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    Et voila, les cigales sont arrivées avec la chaleur. En ce jour d’été, elles chantent à tue tête. Très craintive, la cigale  s’envole rapidement lorsqu'on tente de s’en approcher et ses couleurs rendent ensuite difficile sa recherche d’autant plus que, doté d’une bonne vue, elle s'arrête de chanter. 

    La vie d’une cigale : Pendant 2 à 5 années, c’est une vie dans la nuit totale qui attend les larves, le temps de la croissance. Les larves se nourrissent en piquant les racines qu’elles rencontrent dans le sol. Pour arriver jusqu’à celles-ci, la cigale creuse des galeries. Un travail de forage permit par des pattes avant particulièrement robustes et équipées de griffes. La sève abondante des racines va fournir des repas copieux et permettre sa croissance entrecoupée de nombreuses mues. Chacune de celles-ci sera accompagnée d’un changement de taille et par l’apparition progressive de nouveaux caractères comme des ébauches d’ailes.

    La dernière mue sera la plus longue à venir et se déroulera en dehors du sol. Pour s’y préparer, la cigale creuse une galerie verticale qu'elle n’ouvrira que le jour J. C’est la nuit ou tôt le matin que la larve va enfin ouvrir les derniers centimètres de galerie qui la sépare de l’extérieur. À sa sortie, elle se dirige vers un support proche, une tige ou un arbre.

    Arrivée en hauteur, elle s’immobilise en attendant que démarre le moment le plus important et le plus dangereux de sa vie, sa dernière mue.

    Lentement, par des contractions répétées, la peau de son dos finit par se fendre et s’ouvrir, laissant entrevoir une nouvelle cigale teintée de brun et de vert. À la manière d’un “Alien”, la tête et le thorax sortent et l'ensemble bascule en arrière. C’est dans cette position, le dos libéré, que les ailes vont lentement se déplier.

    L’insecte finit ensuite sa transformation en s’accrochant à son ancienne peau, son exuvie, et attend que ses ailes finissent de sécher. Il faut en moyenne trois longues heures pour que la cigale soit prête à prendre son envol, à condition qu’elle ait échappé aux prédateurs.

    La ponte et la mort : Peu de temps après l’accouplement, la femelle va procéder à la ponte. Alors qu’il serait logique qu’elle se déroule dans le sol à la manière des sauterelles, elle se fait au contraire dans un support dont la nature et le diamètre dépendent de l’espèce.

    Posée sur la brindille, la branche ou la tige d’une grande herbacée, la femelle écarte son ovipositeur de l’abdomen et perfore la surface du support non sans provoquer des éclats. Méthodiquement, les oeufs sont déposés par petits groupes empilés, souvent dans deux loges parallèles. Les premiers paquets déposés, la femelle s’écarte en remontant pour une nouvelle entaille et la suite de sa ponte. Plusieurs centaines d’oeufs peuvent ainsi être cachés. Après la ponte, la femelle arrive à la fin de sa vie.
    Les oeufs resteront en moyenne un mois à l’abri avant que le cycle recommence…

     

     


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    Voici le temps des cerises…

    Pures gourmandises à la sortie de l'hiver, elles ensoleillent nos tables à l'heure du dessert. Gage de plaisir et d'équilibre, elles se grignotent sans modération! Impossible de résister à la tentation de croquer ce fruit si coquet et délicieux.  Mais « le temps des cerises » est éphémère : 8 petites semaines pour profiter de tous leurs bienfaits : guettez leur arrivée dès la mi-mai car fin juillet ce sera fini !

     C'est au printemps que les petites fleurs blanches commencent à éclore pour se transformer en cerises en quelques semaines.

    La cerise est délicate : pour bien se développer, elle a besoin d'un temps doux.

    Tout d'abord vertes, les cerises grossissent de jour en jour et sont prêtes à être récoltées dés la mi-mai. A ce stade de maturité, elles sont sensibles à la pluie qui peut les faire éclater ;

    même les oiseaux se laissent facilement tentés par ce fruit charnu et attirant. La cueillette s'effectue à la main pour leur apporter un soin maximal. Il faut une bonne heure pour récolter soigneusement 10 kg de cerises, puis il faut les trier, les calibrer, les conditionner et les expédier.

    Grâce au travail de toute la filière, les cerises arrivent à l'étalage moins d'un jour après avoir été détachées de l'arbre. Les français l'adorent ! La tendance se confirme depuis 10 ans : nous sommes de plus en plus nombreux à apprécier ce fruit pratique et goûteux aux beaux jours. 33,7% des ménages en consomment (en moyenne des 5 dernières années). Les cerises se choisissent mûres, juste à point.

    Choisissez-les avec une peau saine, ferme, lisse et brillante, sans trace de meurtrissures, une forme rebondie, voire charnue et un pédoncule vert et souple.

    Quant à la couleur, il n'y a pas de règle. Les nuances de couleurs, des plus intenses aux plus douces, et leur uniformité dépendent des variétés.

    Mieux vaut acheter des cerises quotidiennement et les laisser à porter de main dans un compotier pour contenter tous les gourmands au fil de la journée. Il existe plus de 600 variétés de cerises ! Cependant, seulement une douzaine est cultivée pour la consommation.

    La principale famille, et la plus connue, doit son nom aux bigarrures (bariolages) de sa chair et se nomme l e bigarreau. Les 3/4 de l'offre de mai à juillet proviennent de 4 groupes de variétés.

    La Burlat et quelques autres variétés précoces représentent la plus grande partie du marché.  


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    Le lavoir de Sanary sur mer (83 Var) et son jardin de la ville : Ce lavoir du XIXe siècle alimenté par le vallat Daumas n’a bien sûr plus sa fonction d’origine mais il a été joliment restauré. 

    Histoire du lavoir : Avant 1855 au village, on prenait l’eau à la fontaine placée devant l’église et alimentée par la source de Mortier dite « Mère Fontaine » Le linge était lavé au lavoir et à l’abreuvoir principal.

    En 1855, un nouveau lavoir plus grand et plus beau, augmenté d’un abreuvoir est érigé. Démoli en 1865, il est remplacé en 1867 par un nouvel ouvrage sur lequel on rajoutera une toiture en 1891.

    C’est ce lavoir qui est transféré prés du cimetière. En 1996, le lavoir alimenté par la rivière « le Vallat Daumas »

    (Le Grand Vallat est un petit fleuve côtier qui mesure 16,1 kilomètres. Il naît de la conjonction du Gourganon, ruisseau en provenance du Beausset-Var) n’est plus guère en utilisé.

    Une nouvelle vie lui est donnée par la municipalité qui décide de le restaurer et de le mettre en valeur dans les « Jardins Jean Cavet »

    du nom du Président du Comité local de la Résistance et premier maire de la de Libération, ce lavoir est entouré de bels arbres « faux-poivriers » et de cyprès.

     


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    La ville de Sanary sur Mer est située à 10 km à l'ouest de Toulon. Le port de Plaisance est niché au coeur de la ville. C'est un port provençal typique comme il n'en existe plus beaucoup sur la côte varoise.

    Chaque jour où la météo le rend possible, les pêcheurs locaux partent en mer vers 3 heures du matin, à l’heure où d’autres dorment à poings fermés.

    A Sanary, parmi la dizaine de pêcheurs qui vendent directement à l’étalage, il y a ceux qui ont de petites embarcations et ceux qui en ont de plus importantes.

    Il y a les « petits pécheurs », qui pêchent au filet à proximité du littoral, et ceux qui pêchent aux palangres et qui vont au large.

    Leurs clients, ce sont essentiellement des particuliers, des habitués, ils installent leurs étals de poissons au quai Charles de Gaulle pour vendre le produit de leur pêche.

     (Des daurades royales, des maquereaux, des chapons, et poissons de roche pour la bouillabaisse)

    qui font la joie des amateurs de poissons frais…

    Et il n'y aura malheureusement pas du poisson local pour tout le monde. La sensation du mercredi matin sur le port de Sanary, c’est de voir d’énormes thons rouges

    et des espadons qui ont attiré une foule de badauds.

     Sanary a toujours abrité une flottille de pêcheurs. Les activités de pêche ont connu leur âge d’or au début du 20è siècle regroupés au sein de la très ancienne “Prud’homie des pêcheurs de Sanary sur mer” sous l’autorité du premier prud’homme, quinze sont encore en activité. Ils ramènent quotidiennement leurs poissons qu’ils vendent sur le port.

     


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  • Sanary sur mer a été élu  « Plus beau marché de France », ( en janvier dernier, dans son « 13 heures » sur TF1, Jean-Pierre Pernaut lançait un concours destiné à élire le « Plus beau marché de France »  au terme de quatre mois de compétition, le résultat est tombé : c’est le marché de Sanary sur mer en Provence-Alpes-Côte d’Azur dans le Var, qui a été élu « Plus beau marché de France 2018 ») il est suivi par Royan (Poitou Charente), Saint-Pierre (La Réunion), Uzès (Languedoc-Roussillon) et Arras (Nord Pas-de-Calais).

    Il y a des marchés qui sont une fête, en couleur, en senteur...! A Sanary, ils rassemblent des producteurs de qualité qui font toute la cuisine provençale.

    C'est un des plus grands marchés du secteur, chaque mercredi la foule s'y presse, et il vaut mieux ne pas s'y rendre trop tard pour trouver à se garer. Chaque mercredi, on s'y bouscule sur le port avec plus d'une centaine de forains. Le marché s'étend des allées Estienne d'Orves jusqu'au quai Charles de Gaulle au niveau de l'hôtel de la Tour. Les senteurs provençales offrent à ce lieu une ambiance unique, très appréciée des habitants comme des touristes.

     

    On y trouve de tout, des vêtements à l'alimentaire: fromages, olives, charcuterie, et les beaux fruits de saison. En ce beau mois de mai, les fraises, (nature, en sorbet, au dessert) sont bien présents sur les étals du marché de Sanary ainsi que les radis, fèves et artichauts, salades etc… sont aussi sur les étals des petits producteurs.

    Et la marchande qui crie : « Elle veut gouter mes tomates cette jolie dame! Coquin de sort qu’y sont beaux mes poireaux! Et ma courgette, pardi qu’elle est belle !  »

    Retrouvez-y sur ses étals aux couleurs chatoyantes et aux parfums entêtant le meilleur de la Provence : les légumes (la tomate, le poivron, la courgette… pour une ratatouille)

    les fromages de la région

     et surtout de ne pas oublier

    d’acheter quelques olives

    et des fougasses à l’anchois, pissaladière ...) pour l’apéritif !

    Un vrai régal des papilles et des yeux ! avec un bon vin de Provence…

    Il y a aussi sur ce marché un bel étal de poissons bien frais,

    c’est du beau choix ainsi des exposants  proposent aussi vêtements,

    des chapeaux, l’allié sur lequel il ne faut pas transiger, c’est le chapeau !

    car le soleil tape dure en Provence

    et acheter un beau cabas tout en couleur pour le remplir de bonnes choses de ce marché bien provençal.

     

     

     

     


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